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Résumé du #JeudiMidiPhilanthropie #entreprise_bénévoles avec le Pr. Taïeb Hafsi

« Évolution de la philanthropie des entreprises et des fondations et visibilité des causes : constats, effets et questions »

Présenté par le Professeur Taïeb Hafsi, HEC Montréal

La présentation a porté sur le livre connu sous le nom de la ‘Solidarité en philanthropie’[1] réalisé par le Professeur Taïeb Hafsi et Saouré Kouamé en 2018.  Les réflexions amenées ont été rédigées en considérant le cas de l’Organisme Centraide. Le sujet chapoté fut sur l’évolution de la philanthropie et la visibilité des causes.

Centraide dont on ne présente plus généralement les objectifs est un organisme à but lucratif qui participe à soutenir les causes sociétales. Que ce soient des causes de grande envergure ou des causes moins visibles, l’organisme représente un intermédiaire entre les donateurs et les receveurs des divers dons.

Au sein de l’organisme, deux généralités sont à distinguer :

  • La sensibilité aux causes durables et de faible intensité 
  • L’identité, le management et la transformation de l’organisation sont affectés étroitement par cette distinction

La première distinction rejoint les phénomènes sociaux peu visibles. Ce sont des causes insensibles, individuelle, qui ne veulent pas disparaitre dont on a tendance à ignorer comme la pauvreté. Alors que la seconde démontre une insensibilité moindre aux causes peu visibles par rapport aux causes spectaculaires. Ces causes impliquent en effet une grande attention aux médias, poussant ainsi les donateurs à s’intéresser plus à celle-ci.

Pourquoi les problèmes de faible intensité s’ils sont durables sont-ils importants pour la société ?

La vie en société est un exercice de coopération. Il est important de les soutenir et de coopérer parce qu’ils créent un processus dont les effets sont lents, insensibles et deviennent difficile à gérer.

Par ailleurs, les recherches démontrent que Centraide tend à s’intéresser aux causes peu visibles que celles spectaculaires c’est pour cette raison que le don solidaire a été créé afin de pallier réduire les différentes distinctions. Grace à son organisation remarquablement bien gérée, l’organisme a soutenu une gestion basée sur 3 principes le don solidaire, efficacité administrative et la gouvernance par les bénévoles.

En revanche, elle s’est vu confronter à la tendance de la responsabilité sociale des entreprises vis-à-vis de leurs employés et de leur consommateur mettant en cause leurs travaux. En cause:

  • Les donateurs veulent de plus en plus choisir les causes qu’ils soutiennent et connaitre l’impact de leur don. Dans cette optique, ils choisissent des dons visibles comme nous observons actuellement le cas de l’Ukraine qui sont certes de bonnes causes mais qui rendent sensibles les causes de faible intensité comme le soutien aux ainés par exemple.
  • Les consommateurs et les clients achètent en tenant compte du comportement social des entreprises qui selon certaines études peuvent toucher l’authenticité perçue.

En somme, cela remet en cause le rôle de la solidarité par la philanthropie qui, elle devient perçue non comme une bonne action mais plus comme une action de visibilité et de marketing pour promouvoir des causes faciles.

Enfin, la solidarité est remise de plus en plus en cause au sein des actions philanthropiques. La croissance des outils technologiques, de l’effet du don spectaculaire ou de l’importance de la satisfaction personnelle remettent également en cause les différents outils des OBNL en ce qui concerne la participation et recherche de dons.

Pour revisionner notre dernier jeudi midi, cliquer ci-dessous:


[1] Kouamé, S., Hafsi, T. (2018). La solidarité en crise: Centraide et la nouvelle philanthropie. Canada: JFD éditions.

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