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Résumé du #JeudimidiPhilanthropie avec le Pr. Jean-Luc Giannelloni

« Les facteurs sociaux stimulent-ils les dons des anciens étudiants aux fondations universitaires ? »

Présenté par le Professeur Jean-Luc Giannelloni, Université IAE-Grenoble, France

Cette présentation a porté sur comment amener les alumni c’est-à-dire les diplômés d’une université à participer aux dons, fondations universitaires de leur ancienne université.

Cette question est cruciale étant donné les évolutions du don actuellement.Le montant des donations en France est estimé à près de 8,5 milliards d’euros en 2019. Par rapport à l’année 2017, le montant a augmenté de 1,5 milliard d’euros. Cette augmentation majeure se retrouve surtout chez les entreprises corporatives que chez les particuliers. En revanche, chez les particuliers, il est noté une augmentation des donations individuelles surtout remarquées par la déclaration des taxes afin de réduire les impôts fiscaux.

Pour les fondations universitaires françaises depuis 2008, uniquement 220 millions d’euros estimés ont été recueillis en matière de don sur l’ensemble des 88 fondations du pays. Ce qui se révèle être un montant faible si l’on tient compte uniquement des fondations universitaires canadiennes. Une récente campagne en 2018 réalisée à l’université de Toronto a rapporté près de 2,641 milliards de dollars et prouve cet état.

Un paradoxe, entre l’augmentation des dons et des fondations qui ne récupèrent qu’une infime partie de ces dons. En France, ou l’éducation à l’école supérieure est gratuite, comment amener les alumni, les diplômés d’une université à participer aux dons, fondations universitaires de leur ancienne université?

Les recherches réalisées sur les donations individuelles identifient comme motivations des motifs intrinsèques et extrinsèques dont l’altruisme, l’attachement à la communauté, l’influence familiale, la confiance, l’engagement et la distance psychologique. Dans le cas des fondations universitaires, la norme sociale (le soi de l’individu) et la norme injonctive (l’environnement incite à donner).

L’étude présentée a été administrée à des alumni de la fondation de l’université Grenoble Alpes. Il ne révèle aucun effet direct entre la reconnaissance sociale, l’identité communautaire et l’intention des individus à donner. De plus, aucun effet n’a été observé sur la médiation des motifs intrinsèques des donateurs à donner. Mais la motivation extrinsèque s’avère représentée un meilleur prédicteur en ce qui concerne les intentions de donner que la motivation intrinsèque.

En somme, les fondations universitaires pour inciter leurs alumni ou les diplômés de leur institution devraient creuser au niveau de la motivation extrinsèque en terme par exemple de pression sociale plutôt que du côté des motifs internes. La distance psychologique c’est-à-dire la proximité des anciens étudiants et leurs universités peuvent également être observée afin de mieux les solliciter.

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